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<p class="article__paragraph ">Joe Biden lui-même n’en attendait sans doute pas tant. Mardi 10 mai, la Chambre américaine des représentants a voté l’octroi d’une enveloppe de plus de 40 milliards de dollars (38 milliards d’euros) pour aider l’Ukraine dans son conflit avec la Russie. Un montant supérieur à celui espéré par le président américain, qui avait réclamé 33 milliards. Cette décision doit encore être entérinée par le Sénat, lors d’un vote en fin de semaine, mais elle ne devrait pas être remise en cause, au vu du consensus entre démocrates et républicains sur le sujet.</p>
<p class="article__paragraph "><em>« Avec ce programme d’aide, l’Amérique envoie au monde entier le signal de notre détermination inébranlable à soutenir le peuple courageux d’Ukraine jusqu’à la victoire »</em>, s’est réjouie Nancy Pelosi, la présidente démocrate de la Chambre des représentants, dans une lettre envoyée avant le vote. Si ce projet de loi est adopté par le Sénat, ce sont au total plus de 50 milliards de dollars qui seront consacrés par les Etats-Unis à aider l’Ukraine, 13,6 milliards ayant déjà été débloqués depuis le début de l’année.</p>
<section class="catcher catcher--inline"><span class="catcher__title catcher__title--hide">Lire aussi :</span><span class="catcher__desc">  Guerre en Ukraine : les livraisons d’armes et l’aide militaire promises par les pays occidentaux </span> </section>
<p class="article__paragraph ">Si l’essentiel de cette nouvelle enveloppe est destiné aux matériels civils ou à l’aide humanitaire, quelque 6 milliards de dollars sont prévus pour renforcer l’Ukraine en véhicules blindés et en moyens de défense antiaérienne. Un montant colossal – l’équivalent du budget annuel de la défense ukrainien – qui correspond aux besoins d’un conflit de haute intensité : selon une source militaire française, les Ukrainiens « consomment » actuellement en une seule journée l’équivalent de dix jours de livraisons d’armes occidentales.</p>
<h2 class="article__sub-title">Pénurie de microprocesseurs</h2>
<p class="article__paragraph ">Reste à savoir si les Etats-Unis pourront livrer à l’Ukraine autant d’armes qu’ils le promettent. Les stocks de l’armée américaine ne sont pas extensibles et sont soumis, comme ceux de leurs homologues européens, à des tensions en matière d’approvisionnement. <em>« Si les stocks américains d’armements simples, notamment les munitions, ne sont pas entamés et leur renouvellement assez régulier, ceux des systèmes plus complexes, comme les drones ou les missiles guidés, sont plus problématiques »</em>, assure Joseph Henrotin, chargé de recherche au Centre d’analyse et de prévision des risques internationaux (Capri).</p>
<section class="catcher catcher--inline"><span class="catcher__title"> Lire aussi </span><span class="catcher__desc">  Les ventes des 100 plus grands groupes d’armement au monde ont encore augmenté pendant la pandémie de Covid-19 </span> </section>
<p class="article__paragraph ">Depuis le début du conflit, les Etats-Unis ont ainsi livré à l’Ukraine plus de 5 500 missiles Javelin, des armes portatives destinées à percer les blindages et qui font des ravages parmi les chars russes, selon un décompté publié le 11 mai par le Pentagone. Cela représente plus du tiers des stocks américains, a révélé fin avril le chef des républicains au Sénat, Mitch McConnell. De même, plus de 1 400 missiles antiaériens Stinger ont été prélevés dans les caisses de l’armée américaine pour être envoyés à Kiev, soit un quart des réserves du pays.</p>
<p><strong>Il vous reste 46.98% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.</strong></p>
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<p>We  want to thank the  writer of this  short article for this awesome  material<br />
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<a href="https://www.lemonde.fr/international/article/2022/05/12/aide-de-washington-a-l-ukraine-l-industrie-militaire-americaine-craint-la-surchauffe_6125706_3210.html" target="_blank" rel="noopener">Aide de Washington à l’Ukraine : l’industrie militaire américaine craint la surchauffe</a></p>
<p><center><iframe loading="lazy" src="https://www.abris-box-chevaux.fr/include/rss/scripts/magpie_debug.php?url=http://happynewbaby.com/feed" height="25" width="250" title=""></iframe></center></p>
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<p class="article__paragraph ">Joe Biden lui-même n’en attendait sans doute pas tant. Mardi 10 mai, la Chambre américaine des représentants a voté l’octroi d’une enveloppe de plus de 40 milliards de dollars (38 milliards d’euros) pour aider l’Ukraine dans son conflit avec la Russie. Un montant supérieur à celui espéré par le président américain, qui avait réclamé 33 milliards. Cette décision doit encore être entérinée par le Sénat, lors d’un vote en fin de semaine, mais elle ne devrait pas être remise en cause, au vu du consensus entre démocrates et républicains sur le sujet.</p>
<p class="article__paragraph "><em>« Avec ce programme d’aide, l’Amérique envoie au monde entier le signal de notre détermination inébranlable à soutenir le peuple courageux d’Ukraine jusqu’à la victoire »</em>, s’est réjouie Nancy Pelosi, la présidente démocrate de la Chambre des représentants, dans une lettre envoyée avant le vote. Si ce projet de loi est adopté par le Sénat, ce sont au total plus de 50 milliards de dollars qui seront consacrés par les Etats-Unis à aider l’Ukraine, 13,6 milliards ayant déjà été débloqués depuis le début de l’année.</p>
<section class="catcher catcher--inline"><span class="catcher__title catcher__title--hide">Lire aussi :</span><span class="catcher__desc">  Guerre en Ukraine : les livraisons d’armes et l’aide militaire promises par les pays occidentaux </span> </section>
<p class="article__paragraph ">Si l’essentiel de cette nouvelle enveloppe est destiné aux matériels civils ou à l’aide humanitaire, quelque 6 milliards de dollars sont prévus pour renforcer l’Ukraine en véhicules blindés et en moyens de défense antiaérienne. Un montant colossal – l’équivalent du budget annuel de la défense ukrainien – qui correspond aux besoins d’un conflit de haute intensité : selon une source militaire française, les Ukrainiens « consomment » actuellement en une seule journée l’équivalent de dix jours de livraisons d’armes occidentales.</p>
<h2 class="article__sub-title">Pénurie de microprocesseurs</h2>
<p class="article__paragraph ">Reste à savoir si les Etats-Unis pourront livrer à l’Ukraine autant d’armes qu’ils le promettent. Les stocks de l’armée américaine ne sont pas extensibles et sont soumis, comme ceux de leurs homologues européens, à des tensions en matière d’approvisionnement. <em>« Si les stocks américains d’armements simples, notamment les munitions, ne sont pas entamés et leur renouvellement assez régulier, ceux des systèmes plus complexes, comme les drones ou les missiles guidés, sont plus problématiques »</em>, assure Joseph Henrotin, chargé de recherche au Centre d’analyse et de prévision des risques internationaux (Capri).</p>
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<p class="article__paragraph ">Depuis le début du conflit, les Etats-Unis ont ainsi livré à l’Ukraine plus de 5 500 missiles Javelin, des armes portatives destinées à percer les blindages et qui font des ravages parmi les chars russes, selon un décompté publié le 11 mai par le Pentagone. Cela représente plus du tiers des stocks américains, a révélé fin avril le chef des républicains au Sénat, Mitch McConnell. De même, plus de 1 400 missiles antiaériens Stinger ont été prélevés dans les caisses de l’armée américaine pour être envoyés à Kiev, soit un quart des réserves du pays.</p>
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";s:14:"date_timestamp";i:1652325362;}i:1;a:11:{s:5:"title";s:114:"« Beergate » : Keir Starmer, le chef des travaillistes britanniques, prêt à démissionner en cas d’amende";s:4:"link";s:127:"https://travors.com/world-news/beergate-keir-starmer-le-chef-des-travaillistes-britanniques-pret-a-demissionner-en-cas-damende/";s:2:"dc";a:1:{s:7:"creator";s:12:"Susan Qnenly";}s:7:"pubdate";s:31:"Wed, 11 May 2022 20:18:00 +0000";s:8:"category";s:89:"World NewsBeergatebritanniquescaschefdamendedémissionnerdesKeirprêtStarmertravaillistes";s:4:"guid";s:28:"https://travors.com/?p=27667";s:11:"description";s:767:"Keir Starmer, chef du Parti travailliste, annonce, lors d’une conférence de presse au QG du Labour, à Londres, le 9 mai 2022, qu’il quitterait ses fonctions si la police le sanctionnait pour violations des règles sanitaires, il y a un, à Durham, dans le nord-est de l’Angleterre. YUI MOK / AP Après le « partygate », le ... <a title="« Beergate » : Keir Starmer, le chef des travaillistes britanniques, prêt à démissionner en cas d’amende" class="read-more" href="https://travors.com/world-news/beergate-keir-starmer-le-chef-des-travaillistes-britanniques-pret-a-demissionner-en-cas-damende/" aria-label="More on « Beergate » : Keir Starmer, le chef des travaillistes britanniques, prêt à démissionner en cas d’amende">Read more</a>";s:7:"content";a:1:{s:7:"encoded";s:5973:"<div id="">
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<p class="article__paragraph ">Après le « partygate », le « beergate ». Les fêtes en série à Downing Street pendant la pandémie, violations flagrantes des règles sanitaires, ont fait très mal à la crédibilité et à la popularité de Boris Johnson, surtout depuis que le premier ministre britannique a reçu à ce titre une amende de la police de Londres. Mais, depuis quelques jours, c’est son principal opposant politique, Keir Starmer, le chef du Parti travailliste, qui se retrouve au centre de l’attention. En cause, un curry et des bouteilles de bière qu’il a partagés avec ses équipes et des militants du Labour un vendredi soir d’avril, l’an dernier, lors d’un déplacement à Durham (nord-est de l’Angleterre). Lundi 9 mai, l’ex-procureur général pour l’Angleterre et le pays de Galles s’est engagé à démissionner si la police lui imposait une amende pour avoir participé à ce dîner tardif, alors que les restrictions sanitaires s’appliquaient encore en Angleterre.</p>
<p class="article__paragraph ">Sur une photographie plutôt floue, parue dans le <em>Sun</em> il y a presque un an, on devine derrière une fenêtre allumée la silhouette de M. Starmer une bouteille de bière à la main, entouré d’autres personnes manifestement en train de manger. Pendant des mois, ce tabloïd très à droite a tenté de monter le sujet en épingle, tandis que l’état-major du Labour y prêtait à peine attention, tout occupé à critiquer Boris Johnson à propos du « partygate » –  le premier ministre a participé à au moins quatre fêtes, entre 2020 et 2021, qui font l’objet d’enquêtes de Scotland Yard.</p>
<section class="catcher catcher--inline"><span class="catcher__title catcher__title--hide">Lire aussi :</span><span class="catcher__desc">  <span class="icon__premium"><span class="sr-only">Article réservé à nos abonnés</span></span>  « Partygate » : la police met Boris Johnson, sa femme et son chancelier de l’Echiquier à l’amende </span> </section>
<h2 class="article__sub-title">« La seule décision possible »</h2>
<p class="article__paragraph ">Mais le cliché de Durham a brusquement pris les proportions d’un scandale (le « beergate »), quand la police de Durham a annoncé l’ouverture d’une enquête le 6 mai. Après avoir appelé Boris Johnson à la démission, Keir Starmer, qui se pose en politicien intègre face à un premier ministre <em>« qui prend les Britanniques pour des idiots »</em>, n’avait plus vraiment le choix. Lundi, il a donc joué quitte ou double, s’engageant à démissionner si la police de Durham venait à conclure qu’il a violé les règles sanitaires. <em>« Si la police décide de m’imposer une amende, évidemment que je prendrai la seule décision possible dans ces cas-là, et je démissionnerai. Les Britanniques méritent d’avoir des responsables politiques qui estiment que les règles s’appliquent aussi à eux »</em>, a déclaré M. Starmer lors d’une conférence de presse improvisée.</p>
<section class="catcher catcher--inline"><span class="catcher__title catcher__title--hide">Lire aussi :</span><span class="catcher__desc">  Fêtes à Downing Street : Boris Johnson présente ses excuses, mais refuse de démissionner </span> </section>
<p class="article__paragraph "><em>« Je crois dans l’honneur, l’intrégrité et le principe selon lequel ceux qui définissent les lois doivent s’y tenir. Et je crois que les politiques qui ne respectent pas ces principes affaiblissent la démocratie et notre pays »</em>, a ajouté l’ex-avocat, 59 ans, qui tente depuis deux ans de tourner la page de l’ère Corbyn, son prédécesseur à la tête des travaillistes, avec un programme au centre. Son pari est audacieux : si la police de Durham le blanchit, Keir Starmer pourra peaufiner son image d’homme de principes, et insister, sans retenue, sur le contraste avec un Boris Johnson prêt à tout pour rester à Downing Street. Si l’amende tombe, il devra s’effacer et le Labour perdra un chef, qui avait de bonnes chances de gagner les prochaines élections générales (d’ici à 2024) et d’en finir avec plus de douze ans de conservatisme.</p>
</p></div>
<p>We would like to  say thanks to the  writer of this  short article for this  remarkable content<br />
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<a href="https://www.lemonde.fr/international/article/2022/05/10/beergate-keir-starmer-le-chef-des-travaillistes-britanniques-pret-a-demissionner-en-cas-d-amende_6125481_3210.html" target="_blank" rel="noopener">« Beergate » : Keir Starmer, le chef des travaillistes britanniques, prêt à démissionner en cas d’amende</a></p>
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<p class="article__paragraph ">Après le « partygate », le « beergate ». Les fêtes en série à Downing Street pendant la pandémie, violations flagrantes des règles sanitaires, ont fait très mal à la crédibilité et à la popularité de Boris Johnson, surtout depuis que le premier ministre britannique a reçu à ce titre une amende de la police de Londres. Mais, depuis quelques jours, c’est son principal opposant politique, Keir Starmer, le chef du Parti travailliste, qui se retrouve au centre de l’attention. En cause, un curry et des bouteilles de bière qu’il a partagés avec ses équipes et des militants du Labour un vendredi soir d’avril, l’an dernier, lors d’un déplacement à Durham (nord-est de l’Angleterre). Lundi 9 mai, l’ex-procureur général pour l’Angleterre et le pays de Galles s’est engagé à démissionner si la police lui imposait une amende pour avoir participé à ce dîner tardif, alors que les restrictions sanitaires s’appliquaient encore en Angleterre.</p>
<p class="article__paragraph ">Sur une photographie plutôt floue, parue dans le <em>Sun</em> il y a presque un an, on devine derrière une fenêtre allumée la silhouette de M. Starmer une bouteille de bière à la main, entouré d’autres personnes manifestement en train de manger. Pendant des mois, ce tabloïd très à droite a tenté de monter le sujet en épingle, tandis que l’état-major du Labour y prêtait à peine attention, tout occupé à critiquer Boris Johnson à propos du « partygate » –  le premier ministre a participé à au moins quatre fêtes, entre 2020 et 2021, qui font l’objet d’enquêtes de Scotland Yard.</p>
<section class="catcher catcher--inline"><span class="catcher__title catcher__title--hide">Lire aussi :</span><span class="catcher__desc">  <span class="icon__premium"><span class="sr-only">Article réservé à nos abonnés</span></span>  « Partygate » : la police met Boris Johnson, sa femme et son chancelier de l’Echiquier à l’amende </span> </section>
<h2 class="article__sub-title">« La seule décision possible »</h2>
<p class="article__paragraph ">Mais le cliché de Durham a brusquement pris les proportions d’un scandale (le « beergate »), quand la police de Durham a annoncé l’ouverture d’une enquête le 6 mai. Après avoir appelé Boris Johnson à la démission, Keir Starmer, qui se pose en politicien intègre face à un premier ministre <em>« qui prend les Britanniques pour des idiots »</em>, n’avait plus vraiment le choix. Lundi, il a donc joué quitte ou double, s’engageant à démissionner si la police de Durham venait à conclure qu’il a violé les règles sanitaires. <em>« Si la police décide de m’imposer une amende, évidemment que je prendrai la seule décision possible dans ces cas-là, et je démissionnerai. Les Britanniques méritent d’avoir des responsables politiques qui estiment que les règles s’appliquent aussi à eux »</em>, a déclaré M. Starmer lors d’une conférence de presse improvisée.</p>
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<p class="article__paragraph "><em>« Je crois dans l’honneur, l’intrégrité et le principe selon lequel ceux qui définissent les lois doivent s’y tenir. Et je crois que les politiques qui ne respectent pas ces principes affaiblissent la démocratie et notre pays »</em>, a ajouté l’ex-avocat, 59 ans, qui tente depuis deux ans de tourner la page de l’ère Corbyn, son prédécesseur à la tête des travaillistes, avec un programme au centre. Son pari est audacieux : si la police de Durham le blanchit, Keir Starmer pourra peaufiner son image d’homme de principes, et insister, sans retenue, sur le contraste avec un Boris Johnson prêt à tout pour rester à Downing Street. Si l’amende tombe, il devra s’effacer et le Labour perdra un chef, qui avait de bonnes chances de gagner les prochaines élections générales (d’ici à 2024) et d’en finir avec plus de douze ans de conservatisme.</p>
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<a href="https://www.lemonde.fr/international/article/2022/05/10/beergate-keir-starmer-le-chef-des-travaillistes-britanniques-pret-a-demissionner-en-cas-d-amende_6125481_3210.html" target="_blank" rel="noopener">« Beergate » : Keir Starmer, le chef des travaillistes britanniques, prêt à démissionner en cas d’amende</a></p>
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<p class="article__paragraph ">Depuis plus de deux décennies, Shireen Abu Akleh était le visage de la Palestine sur la première antenne du monde arabe, la chaîne qatarie Al-Jazira. Les Palestiniens de moins de 30 ans ont grandi en suivant au jour le jour les chroniques de la seconde Intifada (2000-2005) de cette journaliste discrète, courtoise et pugnace. La reporter palestino-américaine avait couvert la mort à bas bruit du processus de paix d’Oslo et le quotidien de l’occupation sans fin des territoires par l’armée israélienne, en vigueur depuis la conquête de 1967. Elle a été tuée à Jénine, mercredi 11 mai, par un tir israélien, selon des témoins, le ministère de la santé palestinien et son employeur. Elle couvrait un raid mené par l’armée israélienne dans le camp de réfugiés de cette grande ville du nord de la Cisjordanie.</p>
<section class="catcher catcher--inline"><span class="catcher__title catcher__title--hide">Lire aussi :</span><span class="catcher__desc">  <span class="icon__premium"><span class="sr-only">Article réservé à nos abonnés</span></span>  Israël déploie l’armée pour boucler la Cisjordanie après de violents heurts sur l’esplanade des Mosquées à Jérusalem-Est </span> </section>
<p class="article__paragraph ">Al-Jazira condamne un meurtre <em>« de sang-froid »,</em> un <em>« crime odieux, qui a pour objectif d’empêcher les médias de faire leur travail ».</em> Les autorités qataries précisent qu’elle a été touchée par une balle <em>« au visage ».</em> Transportée vers un hôpital en état critique, elle a succombé à sa blessure. Dans un premier communiqué, les forces israéliennes ont indiqué qu’elles exploraient <em>« la possibilité que les journalistes </em>[aient] <em>été touchés par des tireurs palestiniens »</em>, sans évoquer leur possible responsabilité. A la radio de l’armée, un officier israélien, Ran Kochav, a affirmé pour sa part que les deux journalistes se tenaient près de Palestiniens armés, <em>« des amateurs, des terroristes, qui tiraient sur nos troupes ».</em></p>
<h2 class="article__sub-title">Témoignages concordants</h2>
<p class="article__paragraph ">Un producteur d’Al-Jazira, Ali Al-Samodi, a été touché lui aussi par une balle dans le dos et hospitalisé, mais son état est stable. A l’agence Associated Press, il affirme qu’il se trouvait avec sa consœur parmi sept journalistes venus couvrir ce raid, tôt mercredi. Tous portaient des gilets pare-balles barrés d’un bandeau <em>« Presse »</em>, qui les identifiait clairement. Ils étaient passés devant les troupes israéliennes, afin de s’assurer qu’elles connaissaient leur présence. M. Samoudi a entendu un premier tir, puis a été touché par un second, le troisième a tué Shireen Abu Akleh, affirme-t-il, précisant qu’aucun militant ni habitant du camp ne se trouvait près d’eux.</p>
<figure class="article__media"> <img viewbox="0 0 664 443" srcset="https://img.lemde.fr/2022/05/11/0/0/5616/3744/1328/0/45/0/ccb5f46_1652256922889-647847.jpg 1328w, https://img.lemde.fr/2022/05/11/0/0/5616/3744/664/0/75/0/ccb5f46_1652256922889-647847.jpg 664w" data-sizes="(min-width: 768px) 664px, 100vw" alt="Des journalistes autour du corps de Shireen Abu Akleh, à l’hôpital de Jénine, en Cisjordanie, le 11 mai 2022." width="664" height="443"/> <noscript> <img src="https://img.lemde.fr/2022/05/11/0/0/5616/3744/664/0/75/0/ccb5f46_1652256922889-647847.jpg" alt="Des journalistes autour du corps de Shireen Abu Akleh, à l’hôpital de Jénine, en Cisjordanie, le 11 mai 2022." title="Cisjordanie : l’armée israélienne accusée d’avoir tué une journaliste d’Al-Jazira 8"> </noscript><figcaption class="article__legend" aria-hidden="true">Des journalistes autour du corps de Shireen Abu Akleh, à l’hôpital de Jénine, en Cisjordanie, le 11 mai 2022.  <span class="article__credit" aria-hidden="true">MAJDI MOHAMMED / AP</span>  </figcaption></figure>
<p class="article__paragraph ">Sa consœur Shaza Hanaysheh a confirmé à Al-Jazira qu’aucun combat ou tir n’avait lieu dans leurs environs immédiats. Elles ont tenté de s’abriter derrière un arbre lorsque les tirs ont commencé. <em>« Je l’ai atteint avant Shireen. Elle est tombée à terre, </em>dit-elle. <em>Les soldats n’ont pas cessé de tirer même après sa chute. Chaque fois que je tendais ma main pour la sortir de là, les soldats nous tiraient dessus. » </em>Le ministère des affaires étrangères a proposé <em>« une enquête médico-légale commune »</em> à l’Autorité palestinienne, qui juge Israël <em>« entièrement responsable ».</em></p>
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<p class="article__paragraph ">Depuis plus de deux décennies, Shireen Abu Akleh était le visage de la Palestine sur la première antenne du monde arabe, la chaîne qatarie Al-Jazira. Les Palestiniens de moins de 30 ans ont grandi en suivant au jour le jour les chroniques de la seconde Intifada (2000-2005) de cette journaliste discrète, courtoise et pugnace. La reporter palestino-américaine avait couvert la mort à bas bruit du processus de paix d’Oslo et le quotidien de l’occupation sans fin des territoires par l’armée israélienne, en vigueur depuis la conquête de 1967. Elle a été tuée à Jénine, mercredi 11 mai, par un tir israélien, selon des témoins, le ministère de la santé palestinien et son employeur. Elle couvrait un raid mené par l’armée israélienne dans le camp de réfugiés de cette grande ville du nord de la Cisjordanie.</p>
<section class="catcher catcher--inline"><span class="catcher__title catcher__title--hide">Lire aussi :</span><span class="catcher__desc">  <span class="icon__premium"><span class="sr-only">Article réservé à nos abonnés</span></span>  Israël déploie l’armée pour boucler la Cisjordanie après de violents heurts sur l’esplanade des Mosquées à Jérusalem-Est </span> </section>
<p class="article__paragraph ">Al-Jazira condamne un meurtre <em>« de sang-froid »,</em> un <em>« crime odieux, qui a pour objectif d’empêcher les médias de faire leur travail ».</em> Les autorités qataries précisent qu’elle a été touchée par une balle <em>« au visage ».</em> Transportée vers un hôpital en état critique, elle a succombé à sa blessure. Dans un premier communiqué, les forces israéliennes ont indiqué qu’elles exploraient <em>« la possibilité que les journalistes </em>[aient] <em>été touchés par des tireurs palestiniens »</em>, sans évoquer leur possible responsabilité. A la radio de l’armée, un officier israélien, Ran Kochav, a affirmé pour sa part que les deux journalistes se tenaient près de Palestiniens armés, <em>« des amateurs, des terroristes, qui tiraient sur nos troupes ».</em></p>
<h2 class="article__sub-title">Témoignages concordants</h2>
<p class="article__paragraph ">Un producteur d’Al-Jazira, Ali Al-Samodi, a été touché lui aussi par une balle dans le dos et hospitalisé, mais son état est stable. A l’agence Associated Press, il affirme qu’il se trouvait avec sa consœur parmi sept journalistes venus couvrir ce raid, tôt mercredi. Tous portaient des gilets pare-balles barrés d’un bandeau <em>« Presse »</em>, qui les identifiait clairement. Ils étaient passés devant les troupes israéliennes, afin de s’assurer qu’elles connaissaient leur présence. M. Samoudi a entendu un premier tir, puis a été touché par un second, le troisième a tué Shireen Abu Akleh, affirme-t-il, précisant qu’aucun militant ni habitant du camp ne se trouvait près d’eux.</p>
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<p class="article__paragraph ">Sa consœur Shaza Hanaysheh a confirmé à Al-Jazira qu’aucun combat ou tir n’avait lieu dans leurs environs immédiats. Elles ont tenté de s’abriter derrière un arbre lorsque les tirs ont commencé. <em>« Je l’ai atteint avant Shireen. Elle est tombée à terre, </em>dit-elle. <em>Les soldats n’ont pas cessé de tirer même après sa chute. Chaque fois que je tendais ma main pour la sortir de là, les soldats nous tiraient dessus. » </em>Le ministère des affaires étrangères a proposé <em>« une enquête médico-légale commune »</em> à l’Autorité palestinienne, qui juge Israël <em>« entièrement responsable ».</em></p>
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";s:14:"date_timestamp";i:1652273513;}i:3;a:11:{s:5:"title";s:116:"En Chine, la question de l’efficacité de la stratégie zéro Covid s’invite au XXe congrès du Parti communiste";s:4:"link";s:137:"https://travors.com/world-news/en-chine-la-question-de-lefficacite-de-la-strategie-zero-covid-sinvite-au-xxe-congres-du-parti-communiste/";s:2:"dc";a:1:{s:7:"creator";s:12:"Susan Qnenly";}s:7:"pubdate";s:31:"Wed, 11 May 2022 05:33:08 +0000";s:8:"category";s:88:"World NewsChinecommunisteCongrèsCovidlefficacitéPartiquestionsinvitestratégieXXezéro";s:4:"guid";s:28:"https://travors.com/?p=27571";s:11:"description";s:786:"A Shanghaï (Chine), le 10 avril 2022. HECTOR RETAMAL / AFP L’avenir de Xi Jinping à la tête du Parti communiste chinois (PCC) se joue en partie à Shanghaï. Alors que la paralysie qui a saisi depuis deux mois la plus grande ville du pays provoque un fort ralentissement économique et suscite un mécontentement grandissant au sein ... <a title="En Chine, la question de l’efficacité de la stratégie zéro Covid s’invite au XXe congrès du Parti communiste" class="read-more" href="https://travors.com/world-news/en-chine-la-question-de-lefficacite-de-la-strategie-zero-covid-sinvite-au-xxe-congres-du-parti-communiste/" aria-label="More on En Chine, la question de l’efficacité de la stratégie zéro Covid s’invite au XXe congrès du Parti communiste">Read more</a>";s:7:"content";a:1:{s:7:"encoded";s:5062:"<div id="">
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<p class="article__paragraph ">L’avenir de Xi Jinping à la tête du Parti communiste chinois (PCC) se joue en partie à Shanghaï. Alors que la paralysie qui a saisi depuis deux mois la plus grande ville du pays provoque un fort ralentissement économique et suscite un mécontentement grandissant au sein de la population, le comité permanent du Bureau politique du PCC – les sept hommes qui dirigent la Chine – a réaffirmé, jeudi 5 mai, sa stratégie zéro Covid. <em>« Nous avons gagné la bataille pour défendre Wuhan et nous sommes certains d’être en mesure de gagner </em>[celle]<em> pour défendre Shanghaï »,</em> ont-ils fait savoir.</p>
<p class="article__paragraph ">Une affirmation contestée par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) qui, mercredi 10 mai, a qualifié cette politique de <em>« non durable ».</em></p>
<p class="article__paragraph ">En fait, le jusqu’au-boutisme des autorités chinoises cache une réalité plus prosaïque et éminemment politique : en raison du faible taux de vaccination des plus de 60 ans et des capacités hospitalières limitées, l’abandon de la politique zéro Covid pourrait entraîner 1,6 million de morts dans le pays selon une étude publiée par l’université de Fudan (Shanghaï).</p>
<section class="catcher catcher--inline"><span class="catcher__title catcher__title--hide">Lire aussi :</span><span class="catcher__desc">  <span class="icon__premium"><span class="sr-only">Article réservé à nos abonnés</span></span>  Xi Jinping face à l’échec de la stratégie « zéro Covid » </span> </section>
<p class="article__paragraph ">Que Xi Jinping puisse se présenter devant le XX<sup>e</sup> congrès du PCC à l’automne, fort d’un succès contre le Covid-19 et il pourra sans doute bâtir une direction à sa main. Qu’il échoue et il devra faire des concessions. <em>« Quelques leaders qui ne sont pas des protégés de Xi pourraient obtenir des postes importants, reflétant la nécessité pour </em>[le secrétaire général du parti]<em> de préserver l’unité du leadership »,</em> explique Li Cheng, directeur du John L. Thornton China Center, un centre de recherches installé à Washington. <em>« Jusqu’ici, le bilan de Xi n’est pas brillant. La lutte contre la corruption n’est pas achevée. La victoire contre la pauvreté n’est pas définitive. Le développement économique ralentit, le soutien à Poutine est risqué. Xi a absolument besoin d’une victoire contre le Covid »,</em> juge pour sa part le sinologue Alex Payette, fondateur de la société de conseil Cercius.</p>
<h2 class="article__sub-title">2 300 délégués réunis à Pékin à l’automne</h2>
<p class="article__paragraph ">Dans l’esprit de Xi Jinping, ce XX<sup>e</sup> congrès doit être l’exact opposé de ce que fut le XX<sup>e</sup> congrès du Parti communiste de l’Union soviétique, celui qui, en 1956, marqua le début de la déstalinisation et donc, selon lui, le début de la fin de l’URSS.</p>
<p class="article__paragraph ">De ce précédent funeste, Xi Jinping a tiré une leçon : <em>« L’unité de la direction du PCC est d’importance vitale pour le Parti. » </em>Tout l’enjeu est que le troisième mandat de secrétaire général que Xi Jinping va très vraisemblablement solliciter – il a pour ce faire, modifié la Constitution en 2018 – n’apparaisse pas comme un grand bond en arrière mais, paradoxalement, comme un symbole du <em>« renouveau de la nation chinoise »</em>. Une opération délicate aussi bien sur le plan idéologique qu’organisationnel – tant le fonctionnement du PCC (95 millions de membres, 4,8 millions d’organisations de base) est ritualisé.</p>
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<p class="article__paragraph ">L’avenir de Xi Jinping à la tête du Parti communiste chinois (PCC) se joue en partie à Shanghaï. Alors que la paralysie qui a saisi depuis deux mois la plus grande ville du pays provoque un fort ralentissement économique et suscite un mécontentement grandissant au sein de la population, le comité permanent du Bureau politique du PCC – les sept hommes qui dirigent la Chine – a réaffirmé, jeudi 5 mai, sa stratégie zéro Covid. <em>« Nous avons gagné la bataille pour défendre Wuhan et nous sommes certains d’être en mesure de gagner </em>[celle]<em> pour défendre Shanghaï »,</em> ont-ils fait savoir.</p>
<p class="article__paragraph ">Une affirmation contestée par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) qui, mercredi 10 mai, a qualifié cette politique de <em>« non durable ».</em></p>
<p class="article__paragraph ">En fait, le jusqu’au-boutisme des autorités chinoises cache une réalité plus prosaïque et éminemment politique : en raison du faible taux de vaccination des plus de 60 ans et des capacités hospitalières limitées, l’abandon de la politique zéro Covid pourrait entraîner 1,6 million de morts dans le pays selon une étude publiée par l’université de Fudan (Shanghaï).</p>
<section class="catcher catcher--inline"><span class="catcher__title catcher__title--hide">Lire aussi :</span><span class="catcher__desc">  <span class="icon__premium"><span class="sr-only">Article réservé à nos abonnés</span></span>  Xi Jinping face à l’échec de la stratégie « zéro Covid » </span> </section>
<p class="article__paragraph ">Que Xi Jinping puisse se présenter devant le XX<sup>e</sup> congrès du PCC à l’automne, fort d’un succès contre le Covid-19 et il pourra sans doute bâtir une direction à sa main. Qu’il échoue et il devra faire des concessions. <em>« Quelques leaders qui ne sont pas des protégés de Xi pourraient obtenir des postes importants, reflétant la nécessité pour </em>[le secrétaire général du parti]<em> de préserver l’unité du leadership »,</em> explique Li Cheng, directeur du John L. Thornton China Center, un centre de recherches installé à Washington. <em>« Jusqu’ici, le bilan de Xi n’est pas brillant. La lutte contre la corruption n’est pas achevée. La victoire contre la pauvreté n’est pas définitive. Le développement économique ralentit, le soutien à Poutine est risqué. Xi a absolument besoin d’une victoire contre le Covid »,</em> juge pour sa part le sinologue Alex Payette, fondateur de la société de conseil Cercius.</p>
<h2 class="article__sub-title">2 300 délégués réunis à Pékin à l’automne</h2>
<p class="article__paragraph ">Dans l’esprit de Xi Jinping, ce XX<sup>e</sup> congrès doit être l’exact opposé de ce que fut le XX<sup>e</sup> congrès du Parti communiste de l’Union soviétique, celui qui, en 1956, marqua le début de la déstalinisation et donc, selon lui, le début de la fin de l’URSS.</p>
<p class="article__paragraph ">De ce précédent funeste, Xi Jinping a tiré une leçon : <em>« L’unité de la direction du PCC est d’importance vitale pour le Parti. » </em>Tout l’enjeu est que le troisième mandat de secrétaire général que Xi Jinping va très vraisemblablement solliciter – il a pour ce faire, modifié la Constitution en 2018 – n’apparaisse pas comme un grand bond en arrière mais, paradoxalement, comme un symbole du <em>« renouveau de la nation chinoise »</em>. Une opération délicate aussi bien sur le plan idéologique qu’organisationnel – tant le fonctionnement du PCC (95 millions de membres, 4,8 millions d’organisations de base) est ritualisé.</p>
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";s:14:"date_timestamp";i:1652247188;}i:4;a:11:{s:5:"title";s:115:"« Nous, citoyens du Maghreb ou issus de sa diaspora, appelons à l’arrêt immédiat de la guerre en Ukraine »";s:4:"link";s:131:"https://travors.com/world-news/nous-citoyens-du-maghreb-ou-issus-de-sa-diaspora-appelons-a-larret-immediat-de-la-guerre-en-ukraine/";s:2:"dc";a:1:{s:7:"creator";s:12:"Susan Qnenly";}s:7:"pubdate";s:31:"Tue, 10 May 2022 22:32:04 +0000";s:8:"category";s:79:"World NewsappelonscitoyensdiasporaGuerreimmédiatissuslarrêtMaghrebnousUkraine";s:4:"guid";s:28:"https://travors.com/?p=27509";s:11:"description";s:804:"Pour ne rien manquer de l’actualité africaine, inscrivez-vous à la newsletter du « Monde Afrique » depuis ce lien. Chaque samedi à 6 heures, retrouvez une semaine d’actualité et de débats traitée par la rédaction du « Monde Afrique ». Marioupol, en Ukraine, le 9 mai 2022. La ville a été été quasiment conquise par les Russes. STRINGER / AFP ... <a title="« Nous, citoyens du Maghreb ou issus de sa diaspora, appelons à l’arrêt immédiat de la guerre en Ukraine »" class="read-more" href="https://travors.com/world-news/nous-citoyens-du-maghreb-ou-issus-de-sa-diaspora-appelons-a-larret-immediat-de-la-guerre-en-ukraine/" aria-label="More on « Nous, citoyens du Maghreb ou issus de sa diaspora, appelons à l’arrêt immédiat de la guerre en Ukraine »">Read more</a>";s:7:"content";a:1:{s:7:"encoded";s:5733:"<div id="">
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<p class="article__paragraph "><strong>Tribune.</strong> Depuis le 24 février, l’oligarchie militaro-industrielle du régime de Vladimir Poutine s’est lancée dans une nouvelle aventure meurtrière contre le peuple ukrainien, après celles de l’invasion de la Tchétchénie, de la Géorgie, et après les massacres commis contre le peuple syrien en soutien à Bachar al-Assad. Actuellement, plus de 4,5 millions d’Ukrainiens ont été obligés de fuir leur pays. Des milliers d’hommes, de femmes et d’enfants ont péri sous les bombes russes. Des villes et des villages ont été entièrement dévastés. Ces crimes, commis au nom d’un nationalisme russe meurtrier, sont des crimes contre l’humanité.</p>
<section class="catcher catcher--inline"><span class="catcher__title catcher__title--hide">Lire aussi :</span><span class="catcher__desc">  <span class="icon__premium"><span class="sr-only">Article réservé à nos abonnés</span></span>  En Tunisie, la guerre en Ukraine nourrit la spirale de la spéculation et de l’inflation </span> </section>
<p class="article__paragraph ">Nous dénonçons cette agression contre l’Ukraine car nous sommes fidèles à des principes aussi fondamentaux que ceux de l’expression démocratique et de la liberté des peuples à disposer d’eux-mêmes. A notre grand regret, une frange significative des opinions publiques de nos pays semble témoigner une certaine compréhension à l’égard de l’aventure militariste de Vladimir Poutine, promu champion de la lutte contre les Américains et les Occidentaux. En quoi les Ukrainiens devraient-ils payer pour les crimes des interventions américaines et occidentales en Irak ou en Libye ? L’impérialisme des uns ne saurait justifier l’impérialisme des autres. Nous restons fidèles à nos principes, quelles que soient l’identité de l’agresseur et celle de la victime.</p>
<h2 class="article__sub-title">Une invasion criminelle</h2>
<p class="article__paragraph ">La folie meurtrière qui se déchaîne en Ukraine renoue avec la barbarie des crimes de guerre du gouvernement américain depuis la guerre du Vietnam jusqu’à nos jours, des gouvernements d’apartheid israéliens qui bafouent depuis plus de soixante-dix ans les droits légitimes du peuple palestinien, du régime wahhabite saoudien qui massacre les populations yéménites avec de l’armement fourni notamment par la France. Nous ne sommes pas dupes de ces mêmes gouvernements qui, aujourd’hui, se transforment en colombes donneuses de leçons de paix. Nous refusons le « deux poids, deux mesures » qui consisterait à oublier, à la faveur du drame en cours en Ukraine, d’autres théâtres de guerre et foyers d’injustice.</p>
<section class="catcher catcher--inline"><span class="catcher__title catcher__title--hide">Lire aussi :</span><span class="catcher__desc">  <span class="icon__premium"><span class="sr-only">Article réservé à nos abonnés</span></span>  Guerre en Ukraine : l’Egypte confrontée à la flambée des prix du blé </span> </section>
<p class="article__paragraph ">Face à cette situation porteuse de graves dangers pour la paix et la sécurité du monde, il est plus que jamais nécessaire pour nous – associations, militants et citoyens résidant au Maghreb ou issus de sa diaspora – de nous mobiliser pour soutenir la résistance courageuse du peuple ukrainien face à l’invasion criminelle de son territoire. Il nous faut soutenir toutes les victimes (réfugiés, déplacés) des guerres en cours, sans distinction d’origine. Nous saluons l’élan de solidarité de l’Europe envers les réfugiés ukrainiens, mais nous exigeons dans le même temps l’application des mêmes mesures d’accueil et de solidarité à tous les réfugiés d’où qu’ils viennent.</p>
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<p class="article__paragraph "><strong>Tribune.</strong> Depuis le 24 février, l’oligarchie militaro-industrielle du régime de Vladimir Poutine s’est lancée dans une nouvelle aventure meurtrière contre le peuple ukrainien, après celles de l’invasion de la Tchétchénie, de la Géorgie, et après les massacres commis contre le peuple syrien en soutien à Bachar al-Assad. Actuellement, plus de 4,5 millions d’Ukrainiens ont été obligés de fuir leur pays. Des milliers d’hommes, de femmes et d’enfants ont péri sous les bombes russes. Des villes et des villages ont été entièrement dévastés. Ces crimes, commis au nom d’un nationalisme russe meurtrier, sont des crimes contre l’humanité.</p>
<section class="catcher catcher--inline"><span class="catcher__title catcher__title--hide">Lire aussi :</span><span class="catcher__desc">  <span class="icon__premium"><span class="sr-only">Article réservé à nos abonnés</span></span>  En Tunisie, la guerre en Ukraine nourrit la spirale de la spéculation et de l’inflation </span> </section>
<p class="article__paragraph ">Nous dénonçons cette agression contre l’Ukraine car nous sommes fidèles à des principes aussi fondamentaux que ceux de l’expression démocratique et de la liberté des peuples à disposer d’eux-mêmes. A notre grand regret, une frange significative des opinions publiques de nos pays semble témoigner une certaine compréhension à l’égard de l’aventure militariste de Vladimir Poutine, promu champion de la lutte contre les Américains et les Occidentaux. En quoi les Ukrainiens devraient-ils payer pour les crimes des interventions américaines et occidentales en Irak ou en Libye ? L’impérialisme des uns ne saurait justifier l’impérialisme des autres. Nous restons fidèles à nos principes, quelles que soient l’identité de l’agresseur et celle de la victime.</p>
<h2 class="article__sub-title">Une invasion criminelle</h2>
<p class="article__paragraph ">La folie meurtrière qui se déchaîne en Ukraine renoue avec la barbarie des crimes de guerre du gouvernement américain depuis la guerre du Vietnam jusqu’à nos jours, des gouvernements d’apartheid israéliens qui bafouent depuis plus de soixante-dix ans les droits légitimes du peuple palestinien, du régime wahhabite saoudien qui massacre les populations yéménites avec de l’armement fourni notamment par la France. Nous ne sommes pas dupes de ces mêmes gouvernements qui, aujourd’hui, se transforment en colombes donneuses de leçons de paix. Nous refusons le « deux poids, deux mesures » qui consisterait à oublier, à la faveur du drame en cours en Ukraine, d’autres théâtres de guerre et foyers d’injustice.</p>
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<p class="article__paragraph ">Face à cette situation porteuse de graves dangers pour la paix et la sécurité du monde, il est plus que jamais nécessaire pour nous – associations, militants et citoyens résidant au Maghreb ou issus de sa diaspora – de nous mobiliser pour soutenir la résistance courageuse du peuple ukrainien face à l’invasion criminelle de son territoire. Il nous faut soutenir toutes les victimes (réfugiés, déplacés) des guerres en cours, sans distinction d’origine. Nous saluons l’élan de solidarité de l’Europe envers les réfugiés ukrainiens, mais nous exigeons dans le même temps l’application des mêmes mesures d’accueil et de solidarité à tous les réfugiés d’où qu’ils viennent.</p>
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";s:14:"date_timestamp";i:1652221924;}i:5;a:11:{s:5:"title";s:89:"Droit à l’avortement : « La guerre froide contre les femmes n’a jamais cessé »";s:4:"link";s:102:"https://travors.com/world-news/droit-a-lavortement-la-guerre-froide-contre-les-femmes-na-jamais-cesse/";s:2:"dc";a:1:{s:7:"creator";s:12:"Susan Qnenly";}s:7:"pubdate";s:31:"Tue, 10 May 2022 15:30:39 +0000";s:8:"category";s:65:"World NewscessécontredroitfemmesfroideGuerreJamaislavortementles";s:4:"guid";s:28:"https://travors.com/?p=27447";s:11:"description";s:736:"En 1991, Susan Faludi publiait Backlash. La Guerre froide contre les femmes (Editions des Femmes) relatant la stratégie des conservateurs aux Etats-Unis pour entraver les droits des femmes. Plus de trente ans après, l’emploi de ce terme [« backlash » signifie « retour de bâton »] pour parler des régressions des droits des femmes dans le monde n’a jamais été ... <a title="Droit à l’avortement : « La guerre froide contre les femmes n’a jamais cessé »" class="read-more" href="https://travors.com/world-news/droit-a-lavortement-la-guerre-froide-contre-les-femmes-na-jamais-cesse/" aria-label="More on Droit à l’avortement : « La guerre froide contre les femmes n’a jamais cessé »">Read more</a>";s:7:"content";a:1:{s:7:"encoded";s:4345:"<div id="">
<p class="article__paragraph "><span class="article__inner">E</span>n 1991, Susan Faludi publiait <em>Backlash. La Guerre froide contre les femmes </em>(Editions des Femmes) relatant la stratégie des conservateurs aux Etats-Unis pour entraver les droits des femmes. Plus de trente ans après, l’emploi de ce terme <em>[« backlash » signifie « retour de bâton »]</em> pour parler des régressions des droits des femmes dans le monde n’a jamais été autant d’actualité, comme en témoigne le projet de la Cour suprême des Etats-Unis de remettre en cause l’arrêt Roe <em>vs</em> Wade de 1973, permettant aux femmes d’avorter. <em>« La guerre froide contre les femmes » </em>n’a jamais cessé. Si cette annonce constitue une onde de choc pour le droit des femmes à disposer librement de leur corps, elle traduit la stratégie déployée par un certain nombre d’Etats conservateurs appuyés par des acteurs religieux rigoristes qui ont multiplié les attaques contre les droits des femmes ces dernières années.</p>
<section class="catcher catcher--inline"><span class="catcher__title catcher__title--hide">Lire aussi :</span><span class="catcher__desc">  <span class="icon__premium"><span class="sr-only">Article réservé à nos abonnés</span></span>  Le retour du débat sur l’avortement aux Etats-unis inquiète le Canada </span> </section>
<p class="article__paragraph ">Cette lame de fond réactionnaire s’inscrit dans un contexte où la mobilisation des mouvements féministes dans le sillage de #metoo, depuis 2017, a permis de mettre à l’agenda politique les droits des femmes et d’obtenir des avancées, que ce soit dans la lutte contre les violences sexistes et sexuelles ou encore pour la défense des droits et de la santé sexuels et reproductifs. Si certains pays ont dépénalisé l’avortement après de longues batailles menées par la société civile féministe, en Irlande en 2019, en Nouvelle-Zélande et en Argentine en 2020, et au Mexique en 2021, ou que d’autres en ont étendu le délai de recours, comme en France, en 2022, la situation de l’accès à la contraception et au droit à l’avortement demeure préoccupante au niveau international.</p>
<h2 class="article__sub-title">Chiffres alarmants</h2>
<p class="article__paragraph ">L’avortement est défini comme un droit humain fondamental et inaliénable dans plusieurs textes internationaux, dont la Convention sur l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes de 1979, la Conférence internationale sur la population et le développement de 1994 et la Déclaration et le Programme d’action de Pékin de 1995.</p>
<p class="article__paragraph ">Pourtant, le Fonds des Nations unies pour la population (UNFPA) indiquait, dans son rapport, <em>« Mon corps m’appartient. Revendiquer le droit à l’autonomie et à l’autodétermination » </em>portant sur cinquante-sept pays dans le monde, que <em>« seule la moitié des adolescentes et des femmes peuvent prendre leurs propres décisions en matière d’autonomie et d’intégrité corporelles »</em>. L’Organisation mondiale de la santé estime en effet à 121 millions le nombre de grossesses non désirées dans le monde chaque année. Le Center for Reproductive Rights souligne, quant à lui, que près de 700 millions de femmes vivent dans un pays où les lois en matière d’avortement sont restrictives. Enfin, une étude du Guttmacher Institute précise que 45 % des interruptions volontaires de grossesse (IVG) réalisées le sont dans des conditions dangereuses pour les femmes.</p>
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<p><center><iframe loading="lazy" src="https://www.hedgehogreport.com/feed/magpierss-0.72/scripts/magpie_debug.php?url=http://scionnewsroom.com/feed" height="25" width="250" title=""></iframe></center></p>
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<p class="article__paragraph "><span class="article__inner">E</span>n 1991, Susan Faludi publiait <em>Backlash. La Guerre froide contre les femmes </em>(Editions des Femmes) relatant la stratégie des conservateurs aux Etats-Unis pour entraver les droits des femmes. Plus de trente ans après, l’emploi de ce terme <em>[« backlash » signifie « retour de bâton »]</em> pour parler des régressions des droits des femmes dans le monde n’a jamais été autant d’actualité, comme en témoigne le projet de la Cour suprême des Etats-Unis de remettre en cause l’arrêt Roe <em>vs</em> Wade de 1973, permettant aux femmes d’avorter. <em>« La guerre froide contre les femmes » </em>n’a jamais cessé. Si cette annonce constitue une onde de choc pour le droit des femmes à disposer librement de leur corps, elle traduit la stratégie déployée par un certain nombre d’Etats conservateurs appuyés par des acteurs religieux rigoristes qui ont multiplié les attaques contre les droits des femmes ces dernières années.</p>
<section class="catcher catcher--inline"><span class="catcher__title catcher__title--hide">Lire aussi :</span><span class="catcher__desc">  <span class="icon__premium"><span class="sr-only">Article réservé à nos abonnés</span></span>  Le retour du débat sur l’avortement aux Etats-unis inquiète le Canada </span> </section>
<p class="article__paragraph ">Cette lame de fond réactionnaire s’inscrit dans un contexte où la mobilisation des mouvements féministes dans le sillage de #metoo, depuis 2017, a permis de mettre à l’agenda politique les droits des femmes et d’obtenir des avancées, que ce soit dans la lutte contre les violences sexistes et sexuelles ou encore pour la défense des droits et de la santé sexuels et reproductifs. Si certains pays ont dépénalisé l’avortement après de longues batailles menées par la société civile féministe, en Irlande en 2019, en Nouvelle-Zélande et en Argentine en 2020, et au Mexique en 2021, ou que d’autres en ont étendu le délai de recours, comme en France, en 2022, la situation de l’accès à la contraception et au droit à l’avortement demeure préoccupante au niveau international.</p>
<h2 class="article__sub-title">Chiffres alarmants</h2>
<p class="article__paragraph ">L’avortement est défini comme un droit humain fondamental et inaliénable dans plusieurs textes internationaux, dont la Convention sur l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes de 1979, la Conférence internationale sur la population et le développement de 1994 et la Déclaration et le Programme d’action de Pékin de 1995.</p>
<p class="article__paragraph ">Pourtant, le Fonds des Nations unies pour la population (UNFPA) indiquait, dans son rapport, <em>« Mon corps m’appartient. Revendiquer le droit à l’autonomie et à l’autodétermination » </em>portant sur cinquante-sept pays dans le monde, que <em>« seule la moitié des adolescentes et des femmes peuvent prendre leurs propres décisions en matière d’autonomie et d’intégrité corporelles »</em>. L’Organisation mondiale de la santé estime en effet à 121 millions le nombre de grossesses non désirées dans le monde chaque année. Le Center for Reproductive Rights souligne, quant à lui, que près de 700 millions de femmes vivent dans un pays où les lois en matière d’avortement sont restrictives. Enfin, une étude du Guttmacher Institute précise que 45 % des interruptions volontaires de grossesse (IVG) réalisées le sont dans des conditions dangereuses pour les femmes.</p>
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";s:14:"date_timestamp";i:1652196639;}i:6;a:11:{s:5:"title";s:80:"Célébrations du 9-Mai à Chisinau : la démonstration de force des prorusses";s:4:"link";s:104:"https://travors.com/world-news/celebrations-du-9-mai-a-chisinau-la-demonstration-de-force-des-prorusses/";s:2:"dc";a:1:{s:7:"creator";s:12:"Susan Qnenly";}s:7:"pubdate";s:31:"Tue, 10 May 2022 08:30:15 +0000";s:8:"category";s:68:"World News9MaiàCélébrationsChisinaudemonstrationdesforceprorusses";s:4:"guid";s:28:"https://travors.com/?p=27374";s:11:"description";s:721:"Par Isabelle Mandraud Publié aujourd’hui à 10h22 Réservé à nos abonnés FactuelPlusieurs milliers de personnes ont affiché leur soutien à Moscou, ce 9 mai, lors de la commémoration de la victoire soviétique de 1945 dans la capitale moldave. La présidente pro-européenne Maia Sandu est restée invisible. Le geste est clair, répété. Vera, 52 ans, joint ses mains ... <a title="Célébrations du 9-Mai à Chisinau : la démonstration de force des prorusses" class="read-more" href="https://travors.com/world-news/celebrations-du-9-mai-a-chisinau-la-demonstration-de-force-des-prorusses/" aria-label="More on Célébrations du 9-Mai à Chisinau : la démonstration de force des prorusses">Read more</a>";s:7:"content";a:1:{s:7:"encoded";s:5962:"<div id="">     <span class="meta__authors">Par Isabelle Mandraud</span>  </p>
<p class="meta__publisher">Publié aujourd’hui à 10h22</p>
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<p class="article__desc"><span class="article__kicker">Factuel</span>Plusieurs milliers de personnes ont affiché leur soutien à Moscou, ce 9 mai, lors de la commémoration de la victoire soviétique de 1945 dans la capitale moldave. La présidente pro-européenne Maia Sandu est restée invisible.</p>
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</section></div>
<div id="">
<p class="article__paragraph article__paragraph--lf">Le geste est clair, répété. Vera, 52 ans, joint ses mains pour former la lettre Z, le signe de ralliement des partisans prorusses depuis le début de la guerre en Ukraine. <em>« Ce n’est pas une guerre, c’est une lutte contre le fascisme »</em>, corrige-t-elle. Cette quadragénaire, qui souhaite garder l’anonymat, porte une chemise orange enfilée par-dessus un bustier noir et une jupe du même ton, façon de contourner la loi qui interdit, en Moldavie, de s’afficher avec un ruban de Saint-Georges, à trois bandes noir-orange-noir. Un autre symbole prorusse.</p>
<p class="article__paragraph article__paragraph--lf">Vera n’est pas la seule. Tout autour d’elle, sous un soleil écrasant, une foule compacte arbore les mêmes couleurs, jusque dans le choix, au milieu de brassées de lilas et de jonquilles, de tulipes d’un rouge orangé. A Chisinau, la capitale moldave, ce lundi 9 mai, la traditionnelle commémoration de la victoire soviétique sur les troupes hitlériennes, en 1945, tourne à la démonstration de force en faveur de Moscou. Dix mille à quinze mille personnes défilent, en reprenant en chœur la célèbre chanson soviétique <em>Katioucha,</em> ou bien en scandant à pleins poumons : <em>« Le fascisme ne passera pas ! »</em></p>
<figure class="article__media article__media--default "> <img viewbox="0 0 664 443" srcset=" https://img.lemde.fr/2022/05/10/0/0/6000/4000/630/0/75/0/44dcf69_1652163509907-2022-05-09-pb-journee-9mai-chisinau-moldavie-13.jpg 1x, https://img.lemde.fr/2022/05/10/0/0/6000/4000/1260/0/45/0/44dcf69_1652163509907-2022-05-09-pb-journee-9mai-chisinau-moldavie-13.jpg 2x" width="664" height="443" alt="Lors du défilé de célébration du 9 mai 2022 à Chisinau, en Moldavie, Vera, 52 ans, forme avec ses mains le signe Z, symbole des partisans de l'invasion russe en Ukraine. « Ce n'est pas une guerre, c'est une lutte contre le fascisme », dit-elle."/> <noscript></noscript><figcaption class="article__legend" aria-hidden="true">Lors du défilé de célébration du 9 mai 2022 à Chisinau, en Moldavie, Vera, 52 ans, forme avec ses mains le signe Z, symbole des partisans de l&#8217;invasion russe en Ukraine. « Ce n&#8217;est pas une guerre, c&#8217;est une lutte contre le fascisme », dit-elle.  <span class="article__credit" aria-hidden="true">PHILEMON BARBIER / HORS FORMAT POUR «LE MONDE»</span>  </figcaption></figure>
<h2 class="article__sub-title">Deux anciens présidents dans le cortège</h2>
<p class="article__paragraph article__paragraph--lf">Au premier rang du cortège, deux anciens présidents, Vladimir Voronin (2001-2009), et Igor Dodon (2016-2020) exhibent ostensiblement un énorme ruban de Saint-Georges à la boutonnière. <em>« Si on me colle une amende, j’irai jusqu’à la CEDH</em> [Cour européenne des droits de l’homme] <em>»</em>, ironise le second, chef de file des prorusses moldaves, en désignant fièrement devant lui son fils de 7 ans, vêtu d’une réplique de l’uniforme soviétique de la seconde guerre mondiale. Sa présence, comme celle des manifestants venus en nombre, témoigne des divisions profondes qui règnent dans la société moldave, tiraillée entre le modèle européen et la fidélité à la Russie.</p>
<section class="catcher catcher--small"><span class="catcher__title catcher__title--hide">Lire aussi :</span><span class="catcher__desc">  <span class="icon__premium"><span class="sr-only">Article réservé à nos abonnés</span></span>  Guerre de l’information, provocations : en Moldavie, la pression des prorusses s’accroît </span> </section>
<p class="article__paragraph article__paragraph--lf">Au même moment, Maia Sandu, la présidente pro-européenne, élue en décembre 2020, reste invisible. Ce 9 mai, date symbolique qu’elle avait appelé à être celle de la « paix », devait s’achever par une conférence de presse commune avec Antonio Guterres, le secrétaire général des Nations unies, en visite à Chisinau. Une première pour ce petit pays d’Europe orientale de moins de 3 millions d’habitants, qui n’avait jamais accueilli l’organisation internationale à ce niveau depuis son indépendance acquise en 1991, lors de la chute de l’URSS. Mais alors que les prorusses font entendre leurs voix dans la rue, les services de M<sup>me</sup> Sandu préviennent subitement que la chef de l’Etat annule sa rencontre avec le haut représentant de l’ONU <em>« pour des raisons de santé ».</em></p>
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<p><center><iframe loading="lazy" src="http://local.eteamsys.com/lib/magpie/scripts/magpie_debug.php?url=http://feeds.feedburner.com/AppropriateMedia" height="25" width="250" title=""></iframe></center></p>
";}s:7:"summary";s:721:"Par Isabelle Mandraud Publié aujourd’hui à 10h22 Réservé à nos abonnés FactuelPlusieurs milliers de personnes ont affiché leur soutien à Moscou, ce 9 mai, lors de la commémoration de la victoire soviétique de 1945 dans la capitale moldave. La présidente pro-européenne Maia Sandu est restée invisible. Le geste est clair, répété. Vera, 52 ans, joint ses mains ... <a title="Célébrations du 9-Mai à Chisinau : la démonstration de force des prorusses" class="read-more" href="https://travors.com/world-news/celebrations-du-9-mai-a-chisinau-la-demonstration-de-force-des-prorusses/" aria-label="More on Célébrations du 9-Mai à Chisinau : la démonstration de force des prorusses">Read more</a>";s:12:"atom_content";s:5962:"<div id="">     <span class="meta__authors">Par Isabelle Mandraud</span>  </p>
<p class="meta__publisher">Publié aujourd’hui à 10h22</p>
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<p class="article__desc"><span class="article__kicker">Factuel</span>Plusieurs milliers de personnes ont affiché leur soutien à Moscou, ce 9 mai, lors de la commémoration de la victoire soviétique de 1945 dans la capitale moldave. La présidente pro-européenne Maia Sandu est restée invisible.</p>
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<p class="article__paragraph article__paragraph--lf">Le geste est clair, répété. Vera, 52 ans, joint ses mains pour former la lettre Z, le signe de ralliement des partisans prorusses depuis le début de la guerre en Ukraine. <em>« Ce n’est pas une guerre, c’est une lutte contre le fascisme »</em>, corrige-t-elle. Cette quadragénaire, qui souhaite garder l’anonymat, porte une chemise orange enfilée par-dessus un bustier noir et une jupe du même ton, façon de contourner la loi qui interdit, en Moldavie, de s’afficher avec un ruban de Saint-Georges, à trois bandes noir-orange-noir. Un autre symbole prorusse.</p>
<p class="article__paragraph article__paragraph--lf">Vera n’est pas la seule. Tout autour d’elle, sous un soleil écrasant, une foule compacte arbore les mêmes couleurs, jusque dans le choix, au milieu de brassées de lilas et de jonquilles, de tulipes d’un rouge orangé. A Chisinau, la capitale moldave, ce lundi 9 mai, la traditionnelle commémoration de la victoire soviétique sur les troupes hitlériennes, en 1945, tourne à la démonstration de force en faveur de Moscou. Dix mille à quinze mille personnes défilent, en reprenant en chœur la célèbre chanson soviétique <em>Katioucha,</em> ou bien en scandant à pleins poumons : <em>« Le fascisme ne passera pas ! »</em></p>
<figure class="article__media article__media--default "> <img viewbox="0 0 664 443" srcset=" https://img.lemde.fr/2022/05/10/0/0/6000/4000/630/0/75/0/44dcf69_1652163509907-2022-05-09-pb-journee-9mai-chisinau-moldavie-13.jpg 1x, https://img.lemde.fr/2022/05/10/0/0/6000/4000/1260/0/45/0/44dcf69_1652163509907-2022-05-09-pb-journee-9mai-chisinau-moldavie-13.jpg 2x" width="664" height="443" alt="Lors du défilé de célébration du 9 mai 2022 à Chisinau, en Moldavie, Vera, 52 ans, forme avec ses mains le signe Z, symbole des partisans de l'invasion russe en Ukraine. « Ce n'est pas une guerre, c'est une lutte contre le fascisme », dit-elle."/> <noscript></noscript><figcaption class="article__legend" aria-hidden="true">Lors du défilé de célébration du 9 mai 2022 à Chisinau, en Moldavie, Vera, 52 ans, forme avec ses mains le signe Z, symbole des partisans de l&#8217;invasion russe en Ukraine. « Ce n&#8217;est pas une guerre, c&#8217;est une lutte contre le fascisme », dit-elle.  <span class="article__credit" aria-hidden="true">PHILEMON BARBIER / HORS FORMAT POUR «LE MONDE»</span>  </figcaption></figure>
<h2 class="article__sub-title">Deux anciens présidents dans le cortège</h2>
<p class="article__paragraph article__paragraph--lf">Au premier rang du cortège, deux anciens présidents, Vladimir Voronin (2001-2009), et Igor Dodon (2016-2020) exhibent ostensiblement un énorme ruban de Saint-Georges à la boutonnière. <em>« Si on me colle une amende, j’irai jusqu’à la CEDH</em> [Cour européenne des droits de l’homme] <em>»</em>, ironise le second, chef de file des prorusses moldaves, en désignant fièrement devant lui son fils de 7 ans, vêtu d’une réplique de l’uniforme soviétique de la seconde guerre mondiale. Sa présence, comme celle des manifestants venus en nombre, témoigne des divisions profondes qui règnent dans la société moldave, tiraillée entre le modèle européen et la fidélité à la Russie.</p>
<section class="catcher catcher--small"><span class="catcher__title catcher__title--hide">Lire aussi :</span><span class="catcher__desc">  <span class="icon__premium"><span class="sr-only">Article réservé à nos abonnés</span></span>  Guerre de l’information, provocations : en Moldavie, la pression des prorusses s’accroît </span> </section>
<p class="article__paragraph article__paragraph--lf">Au même moment, Maia Sandu, la présidente pro-européenne, élue en décembre 2020, reste invisible. Ce 9 mai, date symbolique qu’elle avait appelé à être celle de la « paix », devait s’achever par une conférence de presse commune avec Antonio Guterres, le secrétaire général des Nations unies, en visite à Chisinau. Une première pour ce petit pays d’Europe orientale de moins de 3 millions d’habitants, qui n’avait jamais accueilli l’organisation internationale à ce niveau depuis son indépendance acquise en 1991, lors de la chute de l’URSS. Mais alors que les prorusses font entendre leurs voix dans la rue, les services de M<sup>me</sup> Sandu préviennent subitement que la chef de l’Etat annule sa rencontre avec le haut représentant de l’ONU <em>« pour des raisons de santé ».</em></p>
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";s:14:"date_timestamp";i:1652171415;}i:7;a:11:{s:5:"title";s:92:"En Equateur, de nouvelles violences dans une prison font au moins 43 morts chez les détenus";s:4:"link";s:122:"https://travors.com/world-news/en-equateur-de-nouvelles-violences-dans-une-prison-font-au-moins-43-morts-chez-les-detenus/";s:2:"dc";a:1:{s:7:"creator";s:12:"Susan Qnenly";}s:7:"pubdate";s:31:"Tue, 10 May 2022 01:00:07 +0000";s:8:"category";s:78:"World NewschezdansdétenusEquateurfontlesmoinsmortsnouvellesprisonuneviolences";s:4:"guid";s:28:"https://travors.com/?p=27308";s:11:"description";s:721:"Des détenus se manifestent à l’intérieur de la prison de Bellavista, après les violences qui ont provoqué la mort de 43 prisonniers, le 9 mai, à Santo Domingo de los Tsachilas, en Equateur. DOLORES OCHOA / AP Un nouvel épisode sanglant a frappé, lundi 9 mai, une prison d’Equateur, où des violences entre bandes rivales ont ... <a title="En Equateur, de nouvelles violences dans une prison font au moins 43 morts chez les détenus" class="read-more" href="https://travors.com/world-news/en-equateur-de-nouvelles-violences-dans-une-prison-font-au-moins-43-morts-chez-les-detenus/" aria-label="More on En Equateur, de nouvelles violences dans une prison font au moins 43 morts chez les détenus">Read more</a>";s:7:"content";a:1:{s:7:"encoded";s:7609:"<div id="">
<figure class="article__media">  <noscript> <img src="https://img.lemde.fr/2022/05/09/0/0/1679/1119/664/0/75/0/487ec53_55b73d810d344ef088f0da4ec10b301a-55b73d810d344ef088f0da4ec10b301a-0.jpg" alt="Des détenus se manifestent à l’intérieur de la prison de Bellavista, après les violences qui ont provoqué la mort de 43 prisonniers, le 9 mai, à Santo Domingo de los Tsachilas, en Equateur." title="En Equateur, de nouvelles violences dans une prison font au moins 43 morts chez les détenus 14"> </noscript><figcaption class="article__legend" aria-hidden="true">Des détenus se manifestent à l’intérieur de la prison de Bellavista, après les violences qui ont provoqué la mort de 43 prisonniers, le 9 mai, à Santo Domingo de los Tsachilas, en Equateur.  <span class="article__credit" aria-hidden="true">DOLORES OCHOA / AP</span>  </figcaption></figure>
<p class="article__paragraph ">Un nouvel épisode sanglant a frappé, lundi 9 mai, une prison d’Equateur, où des violences entre bandes rivales ont provoqué la mort de dizaines de prisonniers. <em>« Quarante-trois détenus sont pour l’heure décédés »</em>, a annoncé le bureau du procureur général sur son compte Twitter, tandis que le ministre de l’intérieur, Patricio Carrillo, a recensé 41 morts lors d’une conférence de presse. <em>« Treize personnes ont été hospitalisées, dont plusieurs sont gravement blessées, il est possible que le nombre </em>[de morts]<em> augmente »</em>, a commenté M. Carrillo.</p>
<p class="article__paragraph ">Ces violences ont eu lieu dans la prison de Bellavista, dans la province de Santo Domingo de los Tsachilas, environ 80 km à l’ouest de Quito, au nord du pays. Sur place, des blessés portant des plaies au visage étaient pris en charge par des ambulances et des proches de détenus se pressaient autour du centre pénitentiaire pour tenter d’obtenir des informations, a constaté l’Agence France-Presse (AFP).</p>
<section class="catcher catcher--inline"><span class="catcher__title"> Lire aussi </span><span class="catcher__desc">  Crise pénitentiaire en Equateur : les chefs des armées et des prisons démissionnent </span> </section>
<h2 class="article__sub-title">« Grande cruauté »</h2>
<p class="article__paragraph ">Selon le chef de la police équatorienne, <em>« les assaillants ont agi avec une grande cruauté »</em>, tandis que les violences ont été suivies d’une évasion massive. Si les autorités n’ont donné aucun chiffre sur le nombre total d’évadés, 112 d’entre eux ont pu être <em>« recapturés »</em>, mais 108 étaient toujours <em>« portés manquants »</em> lundi dans l’après-midi, selon le chef de la police, le général Fausto Salinas. <em>« Deux cent cinquante policiers, 200 militaires et des renforts supplémentaires sont en route »</em>, a-t-il détaillé. D’une capacité de 1 200 places, la prison de Bellavista accueille actuellement 1 700 prisonniers.</p>
<p class="article__paragraph "><em>« C’est le résultat regrettable de la violence des gangs »</em><a target="_blank" href="https://twitter.com/LassoGuillermo/status/1523687399695388673?cxt=HHwWgsCo-b_nnKUqAAAA" rel="noopener" title="Nouvelle fenêtre">, a déploré, de son côté sur Twitter, le président Guillermo Lasso</a>, en tournée en Israël. Il a adressé ses <em>« sincères condoléances aux familles »</em> des personnes décédées.</p>
<p class="article__paragraph ">Les affrontements entre membres de deux bandes rivales, les « Loups » et les « R7 », ont éclaté vers 3 heures du matin, a fait savoir le ministre, provoquant le déclenchement des <em>« protocoles de sécurité »</em> pour contenir les <em>« troubles à l’ordre »</em> dans la prison. <em>« La majorité des victimes, si ce n’est presque 100 %, ont été tuées avec des couteaux, et non avec des armes à feu »</em>, et <em>« leurs cadavres mutilés laissés sur place »</em>.</p>
<p class="article__paragraph "><em>« Ils ont été exécutés dans les salles communes, dans les cellules »</em>, puis <em>« il y a eu une tentative d’évasion massive »</em> avec usage d’armes à feu, a reconnu M. Carrillo.</p>
<p class="article__paragraph "><em>« Ceux qui sont autorisés à se déplacer entre les différents blocs au sein de la prison sont vraisemblablement ceux qui sont derrière ce massacre »</em>, a-t-il estimé, évoquant un <em>« scénario identique à celui du 28 avril dans la prison d’El Turi, où des membres des “Loups” avaient déjà affronté des “R7” »</em>. Quelque vingt prisonniers y avaient trouvé la mort, là aussi la plupart mutilés à l’arme blanche.</p>
<h2 class="article__sub-title">Des centaines de morts depuis plus d’un an</h2>
<p class="article__paragraph ">Les affrontements, souvent d’une extrême violence, sont récurrents dans les prisons équatoriennes, où près de 350 détenus ont trouvé la mort depuis février 2021.</p>
<p class="article__paragraph ">Selon le gouvernement, des gangs rivaux de trafiquants de drogue, infiltrés ou contrôlés par des cartels mexicains, se livrent une guerre sans merci pour prendre le contrôle des prisons surpeuplées, guerre que les autorités ont été jusqu’à présent impuissantes à endiguer.</p>
<section class="catcher catcher--inline"><span class="catcher__title catcher__title--hide">Lire aussi :</span><span class="catcher__desc">  Pour désengorger ses prisons, l’Equateur choisit de gracier 5 000 détenus </span> </section>
<p class="article__paragraph ">Pour Daniel Ponton, doyen de l’Ecole de sécurité et de défense de l’Institut des hautes études nationales, la <em>« politique de relocalisation »</em> des détenus les plus dangereux, exfiltrés des grandes prisons, serait à l’origine de cette flambée de violences dans des établissements pénitentiaires jusque-là <em>« relativement calmes »</em>, qui pourrait avoir pour conséquence une <em>« inquiétante généralisation du problème »</em>. L’évasion de nombreux prisonniers indique également qu’il s’agit <em>« d’une prison de faible sécurité »</em>, et donc <em>« extrêmement vulnérable »</em>.</p>
<p class="article__paragraph ">En 2021, l’Equateur a saisi un record de 210 tonnes de drogues, principalement de la cocaïne. Pour 2022, les saisies ont atteint à ce jour environ 70 tonnes. Bordé par la Colombie et le Pérou, les plus grands producteurs de cocaïne au monde, l’Equateur sert de port de départ pour les expéditions illicites, principalement vers les Etats-Unis et l’Europe.</p>
<section class="author">
<p class="author__detail">  <span class="author__name">Le Monde avec AP et AFP</span>  </p>
</section>
<section class="article__reactions">         </section>
</p></div>
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<p><center><iframe loading="lazy" src="https://blog.dnevnik.hr/adminmax/plugins/rss_parser/scripts/magpie_slashbox.php?rss_url=http://feeds.feedburner.com/DentistNewsNetwork" height="25" width="250" title=""></iframe></center></p>
";}s:7:"summary";s:721:"Des détenus se manifestent à l’intérieur de la prison de Bellavista, après les violences qui ont provoqué la mort de 43 prisonniers, le 9 mai, à Santo Domingo de los Tsachilas, en Equateur. DOLORES OCHOA / AP Un nouvel épisode sanglant a frappé, lundi 9 mai, une prison d’Equateur, où des violences entre bandes rivales ont ... <a title="En Equateur, de nouvelles violences dans une prison font au moins 43 morts chez les détenus" class="read-more" href="https://travors.com/world-news/en-equateur-de-nouvelles-violences-dans-une-prison-font-au-moins-43-morts-chez-les-detenus/" aria-label="More on En Equateur, de nouvelles violences dans une prison font au moins 43 morts chez les détenus">Read more</a>";s:12:"atom_content";s:7609:"<div id="">
<figure class="article__media">  <noscript> <img src="https://img.lemde.fr/2022/05/09/0/0/1679/1119/664/0/75/0/487ec53_55b73d810d344ef088f0da4ec10b301a-55b73d810d344ef088f0da4ec10b301a-0.jpg" alt="Des détenus se manifestent à l’intérieur de la prison de Bellavista, après les violences qui ont provoqué la mort de 43 prisonniers, le 9 mai, à Santo Domingo de los Tsachilas, en Equateur." title="En Equateur, de nouvelles violences dans une prison font au moins 43 morts chez les détenus 14"> </noscript><figcaption class="article__legend" aria-hidden="true">Des détenus se manifestent à l’intérieur de la prison de Bellavista, après les violences qui ont provoqué la mort de 43 prisonniers, le 9 mai, à Santo Domingo de los Tsachilas, en Equateur.  <span class="article__credit" aria-hidden="true">DOLORES OCHOA / AP</span>  </figcaption></figure>
<p class="article__paragraph ">Un nouvel épisode sanglant a frappé, lundi 9 mai, une prison d’Equateur, où des violences entre bandes rivales ont provoqué la mort de dizaines de prisonniers. <em>« Quarante-trois détenus sont pour l’heure décédés »</em>, a annoncé le bureau du procureur général sur son compte Twitter, tandis que le ministre de l’intérieur, Patricio Carrillo, a recensé 41 morts lors d’une conférence de presse. <em>« Treize personnes ont été hospitalisées, dont plusieurs sont gravement blessées, il est possible que le nombre </em>[de morts]<em> augmente »</em>, a commenté M. Carrillo.</p>
<p class="article__paragraph ">Ces violences ont eu lieu dans la prison de Bellavista, dans la province de Santo Domingo de los Tsachilas, environ 80 km à l’ouest de Quito, au nord du pays. Sur place, des blessés portant des plaies au visage étaient pris en charge par des ambulances et des proches de détenus se pressaient autour du centre pénitentiaire pour tenter d’obtenir des informations, a constaté l’Agence France-Presse (AFP).</p>
<section class="catcher catcher--inline"><span class="catcher__title"> Lire aussi </span><span class="catcher__desc">  Crise pénitentiaire en Equateur : les chefs des armées et des prisons démissionnent </span> </section>
<h2 class="article__sub-title">« Grande cruauté »</h2>
<p class="article__paragraph ">Selon le chef de la police équatorienne, <em>« les assaillants ont agi avec une grande cruauté »</em>, tandis que les violences ont été suivies d’une évasion massive. Si les autorités n’ont donné aucun chiffre sur le nombre total d’évadés, 112 d’entre eux ont pu être <em>« recapturés »</em>, mais 108 étaient toujours <em>« portés manquants »</em> lundi dans l’après-midi, selon le chef de la police, le général Fausto Salinas. <em>« Deux cent cinquante policiers, 200 militaires et des renforts supplémentaires sont en route »</em>, a-t-il détaillé. D’une capacité de 1 200 places, la prison de Bellavista accueille actuellement 1 700 prisonniers.</p>
<p class="article__paragraph "><em>« C’est le résultat regrettable de la violence des gangs »</em><a target="_blank" href="https://twitter.com/LassoGuillermo/status/1523687399695388673?cxt=HHwWgsCo-b_nnKUqAAAA" rel="noopener" title="Nouvelle fenêtre">, a déploré, de son côté sur Twitter, le président Guillermo Lasso</a>, en tournée en Israël. Il a adressé ses <em>« sincères condoléances aux familles »</em> des personnes décédées.</p>
<p class="article__paragraph ">Les affrontements entre membres de deux bandes rivales, les « Loups » et les « R7 », ont éclaté vers 3 heures du matin, a fait savoir le ministre, provoquant le déclenchement des <em>« protocoles de sécurité »</em> pour contenir les <em>« troubles à l’ordre »</em> dans la prison. <em>« La majorité des victimes, si ce n’est presque 100 %, ont été tuées avec des couteaux, et non avec des armes à feu »</em>, et <em>« leurs cadavres mutilés laissés sur place »</em>.</p>
<p class="article__paragraph "><em>« Ils ont été exécutés dans les salles communes, dans les cellules »</em>, puis <em>« il y a eu une tentative d’évasion massive »</em> avec usage d’armes à feu, a reconnu M. Carrillo.</p>
<p class="article__paragraph "><em>« Ceux qui sont autorisés à se déplacer entre les différents blocs au sein de la prison sont vraisemblablement ceux qui sont derrière ce massacre »</em>, a-t-il estimé, évoquant un <em>« scénario identique à celui du 28 avril dans la prison d’El Turi, où des membres des “Loups” avaient déjà affronté des “R7” »</em>. Quelque vingt prisonniers y avaient trouvé la mort, là aussi la plupart mutilés à l’arme blanche.</p>
<h2 class="article__sub-title">Des centaines de morts depuis plus d’un an</h2>
<p class="article__paragraph ">Les affrontements, souvent d’une extrême violence, sont récurrents dans les prisons équatoriennes, où près de 350 détenus ont trouvé la mort depuis février 2021.</p>
<p class="article__paragraph ">Selon le gouvernement, des gangs rivaux de trafiquants de drogue, infiltrés ou contrôlés par des cartels mexicains, se livrent une guerre sans merci pour prendre le contrôle des prisons surpeuplées, guerre que les autorités ont été jusqu’à présent impuissantes à endiguer.</p>
<section class="catcher catcher--inline"><span class="catcher__title catcher__title--hide">Lire aussi :</span><span class="catcher__desc">  Pour désengorger ses prisons, l’Equateur choisit de gracier 5 000 détenus </span> </section>
<p class="article__paragraph ">Pour Daniel Ponton, doyen de l’Ecole de sécurité et de défense de l’Institut des hautes études nationales, la <em>« politique de relocalisation »</em> des détenus les plus dangereux, exfiltrés des grandes prisons, serait à l’origine de cette flambée de violences dans des établissements pénitentiaires jusque-là <em>« relativement calmes »</em>, qui pourrait avoir pour conséquence une <em>« inquiétante généralisation du problème »</em>. L’évasion de nombreux prisonniers indique également qu’il s’agit <em>« d’une prison de faible sécurité »</em>, et donc <em>« extrêmement vulnérable »</em>.</p>
<p class="article__paragraph ">En 2021, l’Equateur a saisi un record de 210 tonnes de drogues, principalement de la cocaïne. Pour 2022, les saisies ont atteint à ce jour environ 70 tonnes. Bordé par la Colombie et le Pérou, les plus grands producteurs de cocaïne au monde, l’Equateur sert de port de départ pour les expéditions illicites, principalement vers les Etats-Unis et l’Europe.</p>
<section class="author">
<p class="author__detail">  <span class="author__name">Le Monde avec AP et AFP</span>  </p>
</section>
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<a href="https://www.lemonde.fr/international/article/2022/05/10/equateur-de-nouvelles-violences-dans-une-prison-font-au-moins-43-morts-chez-les-detenus_6125401_3210.html" target="_blank" rel="noopener">En Equateur, de nouvelles violences dans une prison font au moins 43 morts chez les détenus</a></p>
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";s:14:"date_timestamp";i:1652144407;}i:8;a:11:{s:5:"title";s:69:"Ukraine : l’inavouable euphorie de Washington vis-à-vis de Moscou";s:4:"link";s:94:"https://travors.com/world-news/ukraine-linavouable-euphorie-de-washington-vis-a-vis-de-moscou/";s:2:"dc";a:1:{s:7:"creator";s:12:"Susan Qnenly";}s:7:"pubdate";s:31:"Mon, 09 May 2022 17:05:15 +0000";s:8:"category";s:60:"World NewseuphorielinavouableMoscouUkrainevisàvisWashington";s:4:"guid";s:28:"https://travors.com/?p=27233";s:11:"description";s:691:"La première dame des Etats-Unis, Jill Biden, avec l’épouse du président ukrainien, Olena Zelenska, devant une école publique accueillant des élèves déplacés à Oujhorod (Ukraine), le 8 mai 2022. SUSAN WALSH / AP Faire la guerre par parrainage, sans perdre de soldats, n’est pas dénué de risques. L’engagement des Etats-Unis derrière l’Ukraine est désormais bien ... <a title="Ukraine : l’inavouable euphorie de Washington vis-à-vis de Moscou" class="read-more" href="https://travors.com/world-news/ukraine-linavouable-euphorie-de-washington-vis-a-vis-de-moscou/" aria-label="More on Ukraine : l’inavouable euphorie de Washington vis-à-vis de Moscou">Read more</a>";s:7:"content";a:1:{s:7:"encoded";s:5510:"<div id="">
<figure class="article__media">  <noscript> <img src="https://img.lemde.fr/2022/05/08/0/0/5076/3384/664/0/75/0/287ffab_9a16458e2bba4dea8538387dcd576f5e-16f92925da094a9c9bcd539fcbcb8a64-0.jpg" alt="La première dame des Etats-Unis, Jill Biden, avec l’épouse du président ukrainien, Olena Zelenska, devant une école publique accueillant des élèves déplacés à Oujhorod (Ukraine), le 8 mai 2022." title="Ukraine : l’inavouable euphorie de Washington vis-à-vis de Moscou 16"> </noscript><figcaption class="article__legend" aria-hidden="true">La première dame des Etats-Unis, Jill Biden, avec l’épouse du président ukrainien, Olena Zelenska, devant une école publique accueillant des élèves déplacés à Oujhorod (Ukraine), le 8 mai 2022.  <span class="article__credit" aria-hidden="true">SUSAN WALSH / AP</span>  </figcaption></figure>
<p class="article__paragraph ">Faire la guerre par parrainage, sans perdre de soldats, n’est pas dénué de risques. L’engagement des Etats-Unis derrière l’Ukraine est désormais bien établi. Le déplacement surprise dans ce pays, dimanche 8 mai, de Jill Biden l’a illustré de façon symbolique. L’épouse du président américain a rencontré celle de Volodymyr Zelensky, Olena Zelenska, dans la ville d’Oujhorod, près de la frontière slovaque. Mais, derrière les gestes politiques et les annonces régulières de nouvelles livraisons d’équipements militaires par Washington, il existe aussi une guerre invisible. Le grand public ne connaît pas l’ampleur du partage de renseignements avec l’Ukraine. Depuis plusieurs mois, grâce à ses capacités technologiques, le Pentagone a contribué à protéger les forces ukrainiennes des tirs adverses et les a aidées à mieux cibler les positions russes.</p>
<p class="article__paragraph ">De là à parler d’implication directe dans les attaques contre la Russie ? Washington réfute toute idée de cobelligérance. Toutefois, les distinctions deviennent plus floues, lorsqu’on passe de la théorie à la pratique. Le <em>Moskva</em>, navire amiral de la flotte russe, aurait-il pris l’eau sans renseignements américains ? Le tir d’un missile Neptune a certes été déclenché par les Ukrainiens, infligeant une humiliation à l’armée russe. Mais le 6 mai, le <em><a target="_blank" href="https://www.washingtonpost.com/national-security/2022/05/05/us-intelligence-ukraine-moskva-sinking/" rel="noopener" title="Nouvelle fenêtre">Washington Post</a></em> a affirmé que ce succès n’aurait pas été possible sans la contribution préalable des Etats-Unis. De quelle nature ? Brouillard volontaire.</p>
<p class="article__paragraph "><em>« L’Ukraine combine les informations que nous et d’autres fournissons avec le renseignement qu’elle rassemble elle-même, et ils prennent leurs propres décisions »,</em> a expliqué le porte-parole du département de la défense, John Kirby. Ce dernier répondait, le 5 mai, à une autre révélation du <em><a target="_blank" href="https://www.nytimes.com/2022/05/04/us/politics/russia-generals-killed-ukraine.html" rel="noopener" title="Nouvelle fenêtre">New York Times</a></em>. Selon le quotidien, l’armée américaine aurait permis de localiser et de tuer une douzaine de généraux russes. Un chiffre spectaculaire. A Washington, le Conseil de sécurité nationale a fait savoir que la présentation du <em>New York Times</em> était <em>« irresponsable »</em> et trompeuse. Les Etats-Unis ne fourniraient aucune information sur les déplacements de hauts gradés russes.</p>
<section class="catcher catcher--inline"><span class="catcher__title catcher__title--hide">Lire aussi :</span><span class="catcher__desc">  <span class="icon__premium"><span class="sr-only">Article réservé à nos abonnés</span></span>  Comment les hommes du président Biden s’emparent de la guerre en Ukraine </span> </section>
<h2 class="article__sub-title">Le zèle parfois surprenant de <strong>Joe Biden</strong></h2>
<p class="article__paragraph ">Cette succession de révélations ne fait pas l’unanimité et risque d’accentuer l’exaspération russe. Joe Biden a même dû rappeler à l’ordre les responsables des services concernés et de l’armée. Coordonnée ou spontanée, elle trahit l’inavouable euphorie qui a saisi une partie du « blob », surnom donné au petit cercle des experts en politique étrangère, aux vues consensuelles, au-delà des lignes partisanes. La guerre déclenchée en Ukraine par la Russie le 24 février est d’une grande clarté morale, avec un agresseur et un agressé. Mais ce contexte et la surenchère de livraisons d’équipements militaires à Kiev (3,7 milliards de dollars) n’effacent pas les interrogations sur la stratégie américaine.</p>
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";}s:7:"summary";s:691:"La première dame des Etats-Unis, Jill Biden, avec l’épouse du président ukrainien, Olena Zelenska, devant une école publique accueillant des élèves déplacés à Oujhorod (Ukraine), le 8 mai 2022. SUSAN WALSH / AP Faire la guerre par parrainage, sans perdre de soldats, n’est pas dénué de risques. L’engagement des Etats-Unis derrière l’Ukraine est désormais bien ... <a title="Ukraine : l’inavouable euphorie de Washington vis-à-vis de Moscou" class="read-more" href="https://travors.com/world-news/ukraine-linavouable-euphorie-de-washington-vis-a-vis-de-moscou/" aria-label="More on Ukraine : l’inavouable euphorie de Washington vis-à-vis de Moscou">Read more</a>";s:12:"atom_content";s:5510:"<div id="">
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<p class="article__paragraph ">Faire la guerre par parrainage, sans perdre de soldats, n’est pas dénué de risques. L’engagement des Etats-Unis derrière l’Ukraine est désormais bien établi. Le déplacement surprise dans ce pays, dimanche 8 mai, de Jill Biden l’a illustré de façon symbolique. L’épouse du président américain a rencontré celle de Volodymyr Zelensky, Olena Zelenska, dans la ville d’Oujhorod, près de la frontière slovaque. Mais, derrière les gestes politiques et les annonces régulières de nouvelles livraisons d’équipements militaires par Washington, il existe aussi une guerre invisible. Le grand public ne connaît pas l’ampleur du partage de renseignements avec l’Ukraine. Depuis plusieurs mois, grâce à ses capacités technologiques, le Pentagone a contribué à protéger les forces ukrainiennes des tirs adverses et les a aidées à mieux cibler les positions russes.</p>
<p class="article__paragraph ">De là à parler d’implication directe dans les attaques contre la Russie ? Washington réfute toute idée de cobelligérance. Toutefois, les distinctions deviennent plus floues, lorsqu’on passe de la théorie à la pratique. Le <em>Moskva</em>, navire amiral de la flotte russe, aurait-il pris l’eau sans renseignements américains ? Le tir d’un missile Neptune a certes été déclenché par les Ukrainiens, infligeant une humiliation à l’armée russe. Mais le 6 mai, le <em><a target="_blank" href="https://www.washingtonpost.com/national-security/2022/05/05/us-intelligence-ukraine-moskva-sinking/" rel="noopener" title="Nouvelle fenêtre">Washington Post</a></em> a affirmé que ce succès n’aurait pas été possible sans la contribution préalable des Etats-Unis. De quelle nature ? Brouillard volontaire.</p>
<p class="article__paragraph "><em>« L’Ukraine combine les informations que nous et d’autres fournissons avec le renseignement qu’elle rassemble elle-même, et ils prennent leurs propres décisions »,</em> a expliqué le porte-parole du département de la défense, John Kirby. Ce dernier répondait, le 5 mai, à une autre révélation du <em><a target="_blank" href="https://www.nytimes.com/2022/05/04/us/politics/russia-generals-killed-ukraine.html" rel="noopener" title="Nouvelle fenêtre">New York Times</a></em>. Selon le quotidien, l’armée américaine aurait permis de localiser et de tuer une douzaine de généraux russes. Un chiffre spectaculaire. A Washington, le Conseil de sécurité nationale a fait savoir que la présentation du <em>New York Times</em> était <em>« irresponsable »</em> et trompeuse. Les Etats-Unis ne fourniraient aucune information sur les déplacements de hauts gradés russes.</p>
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<h2 class="article__sub-title">Le zèle parfois surprenant de <strong>Joe Biden</strong></h2>
<p class="article__paragraph ">Cette succession de révélations ne fait pas l’unanimité et risque d’accentuer l’exaspération russe. Joe Biden a même dû rappeler à l’ordre les responsables des services concernés et de l’armée. Coordonnée ou spontanée, elle trahit l’inavouable euphorie qui a saisi une partie du « blob », surnom donné au petit cercle des experts en politique étrangère, aux vues consensuelles, au-delà des lignes partisanes. La guerre déclenchée en Ukraine par la Russie le 24 février est d’une grande clarté morale, avec un agresseur et un agressé. Mais ce contexte et la surenchère de livraisons d’équipements militaires à Kiev (3,7 milliards de dollars) n’effacent pas les interrogations sur la stratégie américaine.</p>
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<figure class="article__media">  <noscript> <img src="https://img.lemde.fr/2022/05/09/0/0/5472/3648/664/0/75/0/19e0e5c_1652079979095-287432.jpg" alt="La vice-présidente du Sinn Fein, Michelle O’Neill, fête la victoire du parti, à Magherafelt (Irlande du Nord), le 6  mai. " title="Les paradoxes de l’élection nord-irlandaise 18"> </noscript><figcaption class="article__legend" aria-hidden="true">La vice-présidente du Sinn Fein, Michelle O’Neill, fête la victoire du parti, à Magherafelt (Irlande du Nord), le 6  mai.  <span class="article__credit" aria-hidden="true">PETER MORRISON / AP</span>  </figcaption></figure>
<p class="article__paragraph ">Historique, l’élection nord-irlandaise du 5 mai l’est sans conteste. Pour la première fois dans l’histoire de cette nation du Royaume-Uni au passé agité, un parti nationaliste favorable à la réunification de l’île d’Irlande est arrivé en tête aux élections visant à renouveler l’Assemblée de Stormont, le Parlement nord-irlandais. Le Sinn Fein a obtenu 27 députés, contre 25 pour le DUP (Democratic Unionist Party), le principal parti unioniste, attaché au maintien dans le Royaume-Uni (sur un total de 90 pour l’Assemblée de Stormont). Depuis sa création, en 1921, l’Irlande du Nord avait toujours été dominée politiquement et sociologiquement par les Unionistes, majoritairement protestants ; les nationalistes sont, eux, pour l’essentiel catholiques.</p>
<section class="catcher catcher--inline"><span class="catcher__title catcher__title--hide">Lire aussi :</span><span class="catcher__desc">  <span class="icon__premium"><span class="sr-only">Article réservé à nos abonnés</span></span>  Michelle O’Neill, la future première ministre « pour tous » de l’Irlande du Nord </span> </section>
<p class="article__paragraph "><em>« Nous entrons dans une nouvelle ère »,</em> s’est félicité samedi 7 mai à l’issue du dépouillement Michelle O’Neill, la vice-présidente du Sinn Fein, en passe de devenir la première ministre d’Irlande du Nord. Pour autant, l’enseignement de ce scrutin présente des paradoxes. A court terme, il va très probablement provoquer une crise politique à Belfast et une paralysie de l’exécutif nord-irlandais. Samedi, Jeffrey Donaldson, le chef de file du DUP, a confirmé que son parti refusera de nommer un premier ministre adjoint tant que le gouvernement britannique n’aura pas substantiellement renégocié le protocole nord-irlandais, cette partie du traité du Brexit signée entre Londres et Bruxelles instituant une frontière douanière entre l’Irlande du Nord et le reste du Royaume-Uni, et que les unionistes considèrent comme un affront à leur identité britannique.</p>
<p class="article__paragraph ">Or, en vertu de l’accord du Vendredi saint, qui, en 1998, a mis fin à trente ans de guerre civile entre nationalistes et unionistes, les deux communautés sont obligées de gouverner ensemble. Le premier ministre est désigné parmi les députés du premier parti arrivé en tête aux élections. Le poste d’adjoint au chef de l’exécutif revient à un élu de la communauté opposée. Les autres formations se répartissent les postes de ministre en fonction de leurs performances. Si le DUP refuse de jouer ce complexe jeu démocratique, et qu’un exécutif n’est pas constitué dans les vingt-quatre semaines suivant la formation de l’Assemblée de Stormont, de nouvelles élections devront être convoquées. En attendant, l’Assemblée seule ne pourra pas adopter de lois, notamment le vote du budget de la nation.</p>
<h2 class="article__sub-title">Grossière provocation à l’égard de l’UE</h2>
<p class="article__paragraph ">Dès samedi, la pression s’est accentuée sur le DUP pour qu’il renonce à sa tactique d’entrave, à sa <em>« prise en otage »</em> de l’Irlande du Nord comme l’avait fustigée Michelle O’Neill quelques jours avant le scrutin. Brandon Lewis, le ministre à l’Irlande du Nord du gouvernement britannique, a appelé les partis nord-irlandais à <em>« former un exécutif dès que possible. </em>(…) <em>Les électeurs ont clairement réclamé un gouvernement pleinement fonctionnel ».</em></p>
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<p class="article__paragraph ">Historique, l’élection nord-irlandaise du 5 mai l’est sans conteste. Pour la première fois dans l’histoire de cette nation du Royaume-Uni au passé agité, un parti nationaliste favorable à la réunification de l’île d’Irlande est arrivé en tête aux élections visant à renouveler l’Assemblée de Stormont, le Parlement nord-irlandais. Le Sinn Fein a obtenu 27 députés, contre 25 pour le DUP (Democratic Unionist Party), le principal parti unioniste, attaché au maintien dans le Royaume-Uni (sur un total de 90 pour l’Assemblée de Stormont). Depuis sa création, en 1921, l’Irlande du Nord avait toujours été dominée politiquement et sociologiquement par les Unionistes, majoritairement protestants ; les nationalistes sont, eux, pour l’essentiel catholiques.</p>
<section class="catcher catcher--inline"><span class="catcher__title catcher__title--hide">Lire aussi :</span><span class="catcher__desc">  <span class="icon__premium"><span class="sr-only">Article réservé à nos abonnés</span></span>  Michelle O’Neill, la future première ministre « pour tous » de l’Irlande du Nord </span> </section>
<p class="article__paragraph "><em>« Nous entrons dans une nouvelle ère »,</em> s’est félicité samedi 7 mai à l’issue du dépouillement Michelle O’Neill, la vice-présidente du Sinn Fein, en passe de devenir la première ministre d’Irlande du Nord. Pour autant, l’enseignement de ce scrutin présente des paradoxes. A court terme, il va très probablement provoquer une crise politique à Belfast et une paralysie de l’exécutif nord-irlandais. Samedi, Jeffrey Donaldson, le chef de file du DUP, a confirmé que son parti refusera de nommer un premier ministre adjoint tant que le gouvernement britannique n’aura pas substantiellement renégocié le protocole nord-irlandais, cette partie du traité du Brexit signée entre Londres et Bruxelles instituant une frontière douanière entre l’Irlande du Nord et le reste du Royaume-Uni, et que les unionistes considèrent comme un affront à leur identité britannique.</p>
<p class="article__paragraph ">Or, en vertu de l’accord du Vendredi saint, qui, en 1998, a mis fin à trente ans de guerre civile entre nationalistes et unionistes, les deux communautés sont obligées de gouverner ensemble. Le premier ministre est désigné parmi les députés du premier parti arrivé en tête aux élections. Le poste d’adjoint au chef de l’exécutif revient à un élu de la communauté opposée. Les autres formations se répartissent les postes de ministre en fonction de leurs performances. Si le DUP refuse de jouer ce complexe jeu démocratique, et qu’un exécutif n’est pas constitué dans les vingt-quatre semaines suivant la formation de l’Assemblée de Stormont, de nouvelles élections devront être convoquées. En attendant, l’Assemblée seule ne pourra pas adopter de lois, notamment le vote du budget de la nation.</p>
<h2 class="article__sub-title">Grossière provocation à l’égard de l’UE</h2>
<p class="article__paragraph ">Dès samedi, la pression s’est accentuée sur le DUP pour qu’il renonce à sa tactique d’entrave, à sa <em>« prise en otage »</em> de l’Irlande du Nord comme l’avait fustigée Michelle O’Neill quelques jours avant le scrutin. Brandon Lewis, le ministre à l’Irlande du Nord du gouvernement britannique, a appelé les partis nord-irlandais à <em>« former un exécutif dès que possible. </em>(…) <em>Les électeurs ont clairement réclamé un gouvernement pleinement fonctionnel ».</em></p>
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